Règles de circulation en Espagne pour les motards – guide avant votre départ

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Tout ce que vous devez savoir avant de conduire une moto en Espagne

L’Espagne figure depuis des années parmi les meilleures destinations motocyclistes au monde. Les cols sinueux des Pyrénées, les célèbres routes en lacets de la Sierra Nevada, les côtes pittoresques de la Costa Brava et de la Costa del Sol, les longues routes d’Andalousie ainsi que les paysages volcaniques des îles Canaries attirent chaque année des dizaines de milliers de motards venus d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Amérique du Sud et d’Asie.

Que vous veniez avec votre propre moto ou que vous envisagiez d’en louer une sur place, vous êtes soumis au Code de la route espagnol. Dans de nombreux cas, les règles diffèrent de celles en vigueur dans d’autres pays et leur méconnaissance peut entraîner de lourdes amendes, une perte de points (pour les résidents), voire l’immobilisation du véhicule.

L’Espagne fait partie des pays qui investissent constamment dans la sécurité routière. Cela se traduit par des contrôles de police fréquents, un vaste réseau de radars fixes et de radars de contrôle de vitesse moyenne, des patrouilles mobiles, des hélicoptères ainsi que des drones surveillant la circulation. Les motards font partie des usagers auxquels une attention particulière est accordée, notamment sur les itinéraires touristiques populaires et les routes de montagne.

Ce guide a été spécialement conçu pour les motards étrangers qui visitent l’Espagne. Vous y trouverez des informations actualisées sur les documents, les équipements obligatoires, les limitations de vitesse, les contrôles routiers, les différents types de radars, les amendes ainsi que des conseils pratiques pour voyager en toute sécurité et dans le respect de la législation locale.

Pourquoi les motocyclistes sont-ils contrôlés plus fréquemment ?

En Espagne, les motocyclistes ne sont pas traités plus sévèrement que les automobilistes. Cependant, les statistiques d’accidents incitent la police et les services routiers à leur accorder une attention particulière.

Les sorties en montagne le week-end, les itinéraires touristiques populaires et les routes côtières attirent des milliers de motocyclistes. C’est précisément sur ces routes que la Guardia Civil de Tráfico et les services locaux mènent le plus souvent des opérations de contrôle.

Pendant la saison moto, les patrouilles peuvent effectuer simultanément des contrôles portant sur :

  • la vitesse,
  • l’état technique de la moto,
  • le niveau sonore du système d’échappement,
  • la validité des documents,
  • l’alcoolémie du conducteur,
  • le transport du passager,
  • l’utilisation du téléphone portable pendant la conduite.

En pratique, cela signifie que même si vous respectez le code de la route, vous pouvez être arrêté pour un contrôle de routine. Il s’agit d’une procédure standard qui ne signifie pas que vous avez commis une infraction.


Qui doit respecter le code de la route espagnol ?

Cette question revient souvent chez les touristes.

La réponse est très simple.

Tout conducteur circulant sur les routes publiques en Espagne est soumis au code de la route espagnol, indépendamment de :

  • son pays d’origine,
  • sa nationalité,
  • du pays d’immatriculation de la moto,
  • du type de permis de conduire.

Peu importe que vous veniez d’Allemagne, de Pologne, de France, du Royaume-Uni, des États-Unis, du Canada, d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou du Japon. Dès que vous circulez sur les routes espagnoles, vous devez respecter les règles locales.


Un permis de conduire étranger est-il valable en Espagne ?

C’est l’une des questions les plus fréquemment posées par les personnes qui prévoient un voyage à moto en Espagne.

La réponse dépend du pays dans lequel le permis de conduire a été délivré.

Conducteurs de l’Union européenne et de l’Espace économique européen

Un permis de conduire délivré par un État membre de l’UE ou de l’EEE est reconnu dans toute l’Espagne. Il n’est pas nécessaire d’obtenir de documents supplémentaires ni de permis de conduire international.

Conducteurs du Royaume-Uni

Les permis de conduire britanniques sont reconnus pendant les séjours touristiques. Toutefois, les personnes prévoyant un séjour de longue durée doivent vérifier les exigences en vigueur concernant la résidence.

Conducteurs des États-Unis, du Canada, d’Australie et de nombreux autres pays

Pour un court séjour touristique, de nombreuses agences de location acceptent le permis de conduire national. Toutefois, en pratique, il est recommandé de disposer d’un Permis de Conduire International (International Driving Permit – IDP). Ce document constitue une traduction officielle du permis national et peut être demandé par la police, l’assureur ou l’agence de location.

Conseil pratique : avant votre voyage, vérifiez les exigences applicables au pays qui a délivré votre permis de conduire ainsi que les conditions de l’agence de location de motos. Avoir un IDP facilite souvent les formalités et permet d’éviter les malentendus lors des contrôles.

Les documents à toujours avoir avec soi

Lors de chaque trajet à moto, il est recommandé d’avoir facilement accessibles les documents suivants :

  • un permis de conduire valide de la catégorie appropriée,
  • un passeport ou une pièce d’identité (si elle est reconnue comme document de voyage),
  • un Permis de Conduire International (s’il est requis ou recommandé),
  • les documents de la moto,
  • une attestation d’assurance,
  • les documents de location (pour une moto louée).

Même si de nombreuses informations sont désormais disponibles dans des systèmes électroniques, les conducteurs étrangers doivent avoir sur eux les documents originaux ou leurs versions officiellement acceptées.


Comment se déroule un contrôle routier en Espagne ?

Pour de nombreux touristes, un premier contrôle routier dans un pays étranger peut être stressant. En réalité, les contrôles effectués par les autorités espagnoles se déroulent généralement de manière calme et professionnelle.

Après avoir été arrêté, vous devez :

  1. vous ranger en toute sécurité sur le bas-côté ou à l’endroit indiqué par l’agent,
  2. couper le moteur,
  3. retirer vos gants (recommandé),
  4. attendre les instructions du policier,
  5. préparer les documents requis.

L’agent peut demander :

  • le permis de conduire,
  • une pièce d’identité,
  • les documents de la moto,
  • le justificatif de location,
  • de se soumettre à un contrôle d’alcoolémie,
  • de procéder à un contrôle de l’état technique du véhicule.

La plupart des contrôles ne durent que quelques minutes et se terminent après vérification des documents.


Équipement obligatoire pour les motos en Espagne

L’une des questions les plus fréquemment posées par les motocyclistes étrangers avant un voyage en Espagne est la suivante :

« Que dois-je avoir sur moi et sur ma moto pour circuler légalement sur les routes espagnoles ? »

La réglementation peut différer de celle en vigueur dans le pays d’origine du conducteur. Il est donc recommandé de vérifier les principales exigences avant de commencer votre voyage.

La police espagnole ne se concentre pas uniquement sur les documents lors des contrôles. Les agents peuvent également vérifier l’état technique de la moto ainsi que les éléments ayant une incidence sur la sécurité.

Que vérifie le plus souvent la police lors d’un contrôle de moto ?

Lors d’un contrôle routier, les agents peuvent notamment vérifier :
1. La plaque d’immatriculation

La moto doit être équipée de :

  • une plaque d’immatriculation correctement installée,
  • un numéro clairement lisible,
  • aucun élément masquant ou modifiant la plaque.
Masquer la plaque, utiliser des protections non autorisées ou tout élément rendant l’identification du véhicule plus difficile peut entraîner une amende.
2. Le système d’échappement

C’est l’un des éléments les plus fréquemment contrôlés sur les motos de tourisme et sportives.

La police vérifie notamment :

  • l’homologation du silencieux,
  • le niveau sonore excessif,
  • la présence ou l’absence du catalyseur,
  • les modifications du système d’échappement.

En Espagne, une moto bruyante peut attirer l’attention d’une patrouille même si le conducteur ne dépasse pas la limitation de vitesse.

Certaines modifications couramment tolérées dans d’autres pays peuvent entraîner des problèmes en Espagne :

  • rouler sans db-killer,
  • échappement sport non homologué,
  • système de contrôle des émissions modifié.

Conseil pour les motocyclistes qui louent une moto : vérifiez toujours que le véhicule qui vous est remis dispose d’un système d’échappement légal et homologué.


3. L’éclairage

Les éléments suivants peuvent être contrôlés :

  • le phare avant,
  • le feu arrière,
  • les clignotants,
  • le feu stop,
  • le bon fonctionnement de l’installation électrique.

Des feux LED supplémentaires non homologués peuvent entraîner un contrôle.


4. Les rétroviseurs

La moto doit être équipée des éléments requis par la réglementation.

Certaines modifications courantes, telles que :

  • la suppression des rétroviseurs,
  • de petits rétroviseurs sport non homologués,
  • des fixations modifiées,

peuvent être contestées lors d’un contrôle.


5. Les pneus

L’état des pneus est particulièrement important dans un pays comme l’Espagne, où les motocyclistes parcourent souvent de longues distances par des températures élevées.

La police peut vérifier :

  • l’usure de la bande de roulement,
  • les dommages visibles,
  • une dimension incorrecte,
  • la conformité avec l’homologation de la moto.

Des pneus usés peuvent être particulièrement dangereux sur les routes de montagne comportant des virages serrés.


Le motocycliste doit-il avoir un gilet réfléchissant ?

C’est une question fréquente chez les conducteurs venant d’autres pays européens.

Pour les motos en Espagne, le gilet réfléchissant ne fait généralement pas partie de l’équipement obligatoire lors d’une utilisation normale.

Cependant :

  • il est fortement recommandé,
  • il améliore la sécurité en cas de panne,
  • il peut être utile lors d’un arrêt sur une route hors agglomération,
  • il est conseillé de l’avoir lors des trajets de nuit.

Pour les motocyclistes voyageant dans des régions isolées d’Espagne, comme les Pyrénées, la Sierra Nevada ou l’intérieur de l’Andalousie, un petit gilet prend peu de place et peut considérablement améliorer la sécurité.


La trousse de premiers secours est-elle obligatoire à moto ?

Non.

Contrairement à certains pays européens, les motocyclistes en Espagne ne sont pas obligés de transporter une trousse de premiers secours.

Malgré cela, de nombreux voyageurs à moto expérimentés emportent une trousse de premiers secours de base, notamment lors des longs trajets.

Faut-il avoir un kit de réparation des pneus ?

Il n’est pas obligatoire légalement.

Cependant, lors d’un voyage à moto en Espagne, il est recommandé d’envisager d’emporter :

  • un kit de réparation pour pneus tubeless,
  • un mini-compresseur,
  • des outils de base,
  • une batterie externe,
  • de l’eau.
Sur les itinéraires touristiques populaires, l’assistance routière est généralement efficace, mais en montagne, les distances entre les localités peuvent être importantes.
 

En Espagne, faut-il porter des vêtements de moto ?

Oui, la réglementation applicable aux motocyclistes a été renforcée et les règles espagnoles exigent désormais non seulement le port du casque, mais également certains équipements de protection supplémentaires. En particulier, les gants de protection ainsi que des chaussures de moto fermées ou tout autre type de chaussures offrant une protection adéquate du pied et de la cheville sont devenus obligatoires. Ces changements ont été introduits dans le cadre de nouvelles règles de sécurité routière destinées aux utilisateurs de motos et de scooters.

Pour les touristes visitant l’Espagne, cela signifie que, quelle que soit leur nationalité, ils doivent respecter les exigences locales. Lors d’un contrôle, les agents peuvent vérifier non seulement les documents et l’état technique de la moto, mais également l’équipement de protection du conducteur et du passager.


Équipement obligatoire pour les motocyclistes

Lorsqu’on conduit une moto en Espagne, il faut disposer de :

Casque

Le casque est obligatoire pour le conducteur et le passager.

Il doit être :

  • homologué,
  • correctement porté,
  • attaché pendant la conduite.

Contrairement à certaines informations relayées dans les médias, les casques de type jet (ouverts) n’ont pas été totalement interdits. Ils peuvent toujours être utilisés s’ils respectent les exigences d’homologation.

Gants de protection

Les gants de protection sont désormais un équipement obligatoire pour les motocyclistes. Cette réglementation vise à réduire le nombre de blessures aux mains, qui comptent parmi les blessures les plus fréquentes lors des accidents de moto.

Il est recommandé d’utiliser des gants bénéficiant d’une certification de protection CE.

Chaussures fermées

Le conducteur et le passager doivent porter des chaussures fermées et couvrantes. Rouler en sandales, tongs ou autres chaussures ouvertes peut entraîner une amende.

La meilleure solution reste de porter des bottes ou chaussures de moto protégeant la cheville et le pied.


La veste de moto est-elle obligatoire ?

C’est l’une des questions les plus fréquemment posées par les motocyclistes venant des États-Unis, du Canada, d’Australie, du Royaume-Uni et d’Europe.

À la date de publication de ce guide, l’Espagne n’a pas instauré d’obligation générale de porter une veste de moto, un pantalon de moto ou un gilet airbag pour tous les utilisateurs de deux-roues motorisés. Plusieurs changements de ce type ont été envisagés par la DGT ces dernières années, mais toutes les propositions n’ont pas été adoptées comme règles obligatoires.

Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut négliger sa protection.

Les services espagnols de sécurité routière et les organisations motocyclistes recommandent de porter un équipement de protection complet :

  • une veste avec protections,
  • un pantalon de moto,
  • des bottes ou chaussures de moto,
  • des gants,
  • une protection dorsale,
  • un gilet airbag.

Lors des trajets en montagne, sur la côte ou sur les routes rapides reliant les villes, un équipement de protection complet réduit considérablement le risque de blessures graves.


Le gilet airbag est-il obligatoire ?

Non, pour la plupart des motocyclistes circulant en Espagne.

Ces dernières années, de nombreuses informations ont fait état de projets visant à rendre les gilets airbags obligatoires pour tous les conducteurs de motos. En pratique, les règles concernent principalement la formation et les examens pour les catégories de permis supérieures. Il n’existe actuellement pas d’obligation générale de porter un gilet airbag pour tout touriste voyageant à moto en Espagne.

Si vous prévoyez toutefois un long trajet à travers les Pyrénées, l’Andalousie ou les îles Canaries, un gilet airbag constitue l’un des meilleurs équipements supplémentaires pour améliorer votre sécurité.

Une caméra GoPro ou une caméra fixée au casque est-elle légale ?

Oui.

De nombreux motocyclistes visitant l’Espagne utilisent des caméras d’action.

Il est permis de :

  • filmer son trajet,
  • installer une caméra sur la moto,
  • documenter son voyage.

Il faut toutefois garder à l’esprit que :

  • la caméra ne doit pas réduire le champ de vision,
  • il est interdit de la manipuler pendant la conduite,
  • les enregistrements ne doivent pas porter atteinte à la vie privée d’autres personnes.
Une caméra peut également être très utile pour documenter le déroulement d’un accident ou d’un incident de la circulation.

Limitations de vitesse en Espagne pour les motocyclistes

Les excès de vitesse sont l’une des causes les plus fréquentes d’amendes infligées aux motocyclistes étrangers en Espagne. De nombreux touristes supposent que les limitations sont similaires à celles de leur pays, mais en pratique, les différences peuvent être importantes et le système de contrôle de la vitesse est l’un des plus développés d’Europe.

La règle la plus importante est très simple :

Respectez toujours la signalisation routière. Les limitations indiquées ci-dessous sont des limites générales. Si un panneau indique une autre vitesse sur une portion de route donnée, c’est cette limitation qui prévaut.


Limitations de vitesse générales pour les motos

Type de route Vitesse maximale
Autoroutes (Autopistas et Autovías) 120 km/h
Routes hors agglomération (la plupart des routes conventionnelles) 90 km/h
Certaines routes conventionnelles avec séparation physique des sens de circulation ou voies supplémentaires pour dépasser* 100 km/h
Rues comportant une voie de circulation dans chaque sens 30 km/h
Rues comportant deux voies ou plus dans chaque sens 50 km/h
Zones partagées avec les piétons (chaussée et trottoir au même niveau) 20 km/h

* La limitation de 100 km/h s’applique uniquement aux routes correctement signalées qui répondent aux exigences prévues par la réglementation. Dans la plupart des cas, les routes hors agglomération sont limitées à 90 km/h.


Ne supposez pas qu’une route large implique une limitation plus élevée

C’est l’une des erreurs les plus fréquentes commises par les motocyclistes étrangers.

En Espagne, de nombreuses routes larges et bien entretenues ressemblent à des voies rapides, alors que la limitation y est de 90 km/h. Cela concerne notamment les itinéraires traversant des zones rurales, des régions montagneuses ainsi que des portions présentant un risque accru d’accident.

Si la route comporte deux voies dans un même sens ou une séparation physique des chaussées, la limitation peut être de 100 km/h, mais uniquement lorsque la réglementation et la signalisation l’autorisent. En cas de doute, fiez-vous toujours aux panneaux de signalisation.


Limitations de vitesse en ville

Ces dernières années, l’Espagne a considérablement réduit les limitations de vitesse dans les zones urbaines afin d’améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes.

Trois limitations principales s’appliquent :

  • 20 km/h – dans les rues où la chaussée et le trottoir sont au même niveau (zones partagées),
  • 30 km/h – dans les rues comportant une voie de circulation dans chaque sens,
  • 50 km/h – dans les rues comportant au moins deux voies de circulation dans le même sens.

Dans de nombreuses localités, vous trouverez également des zones limitées à 30 km/h, qui couvrent des quartiers résidentiels entiers et pas seulement certaines rues.


Routes de montagne – les endroits où les motocyclistes reçoivent le plus souvent des amendes

L’Espagne est réputée pour proposer certains des meilleurs itinéraires moto d’Europe. Les Pyrénées, la Sierra Nevada, les monts Cantabriques et les îles offrent des centaines de kilomètres de virages spectaculaires.

Ce sont également des zones où la police effectue très fréquemment des contrôles de vitesse.

Sur les routes de montagne, vous rencontrerez souvent des limitations de :

  • 70 km/h,
  • 60 km/h,
  • 50 km/h,
  • et même 30–40 km/h dans les virages en épingle particulièrement serrés.

Ces limitations s’expliquent par la visibilité réduite, les fortes descentes, le nombre important de motocyclistes ainsi que la présence de cyclistes. Il ne faut pas les négliger : c’est précisément sur ces portions que la Guardia Civil mène régulièrement des opérations de contrôle.

Vitesse minimale sur les autoroutes

Il convient de rappeler que, sur les autoroutes, il existe non seulement une vitesse maximale, mais également une vitesse minimale.

Si les conditions de circulation le permettent, les véhicules ne doivent pas rouler à moins de 60 km/h. Une vitesse excessivement faible sans raison valable peut être considérée comme un comportement mettant en danger la sécurité de la circulation.

Radars et contrôle de la vitesse en Espagne – ce que les motocyclistes doivent savoir

L’Espagne dispose de l’un des systèmes de contrôle de la vitesse les plus développés d’Europe. Les motocyclistes étrangers reçoivent souvent des amendes non pas parce qu’ils enfreignent volontairement les règles, mais parce qu’ils ne connaissent pas les méthodes de contrôle locales.

En Espagne, la vitesse peut être contrôlée à l’aide de :

  • radars fixes,
  • radars de tronçon,
  • radars mobiles,
  • cinémomètres laser portatifs,
  • véhicules de patrouille banalisés,
  • hélicoptères Pegasus,
  • drones de la DGT.

Radar fixe (radar fijo)

Il s’agit de la forme de contrôle la plus classique.

Les radars fixes se trouvent généralement :

  • avant les tunnels,
  • aux entrées des villes,
  • sur les routes présentant un taux élevé d’accidents,
  • sur les autoroutes et voies rapides.

De nombreux dispositifs sont signalés par des panneaux indiquant un contrôle de vitesse. Toutefois, il ne faut pas supposer que chaque radar sera visible de loin.


Contrôle de vitesse par tronçon (radar de tramo)

C’est l’un des systèmes les plus importants auxquels les motocyclistes doivent faire attention.

Le système ne mesure pas la vitesse instantanée, mais la vitesse moyenne sur l’ensemble du tronçon.

Exemple :

  • entrée du tronçon : caméra A,
  • sortie du tronçon : caméra B,
  • l’ordinateur calcule le temps de parcours.

Si vous parcourez le tronçon plus rapidement que ne le permet la limitation, une amende peut être automatiquement établie.

On trouve notamment ce système :

  • dans les longs tunnels,
  • sur les routes de montagne,
  • sur les portions de route où les accidents sont fréquents.

Radars mobiles de la Guardia Civil

Ce sont les contrôles les plus difficiles à prévoir.

Les radars mobiles peuvent être installés :

  • dans des véhicules de police signalés,
  • dans des voitures banalisées,
  • derrière des barrières de sécurité,
  • sur les bas-côtés,
  • dans des aires ou emplacements de stationnement.

Ils sont particulièrement fréquents :

  • le week-end,
  • sur les itinéraires moto populaires,
  • dans les régions montagneuses,
  • pendant les jours fériés.

Les motocyclistes roulant en groupe doivent garder à l’esprit que la police peut mesurer la vitesse d’un seul véhicule en particulier.


Véhicules de patrouille banalisés

L’Espagne utilise un grand nombre de véhicules de patrouille banalisés.

Ils peuvent :

  • enregistrer les infractions,
  • mesurer la vitesse,
  • documenter les comportements dangereux,
  • arrêter le conducteur plusieurs kilomètres plus loin.

Ne supposez pas qu’une voiture d’apparence ordinaire qui vous précède est simplement un autre usager de la route.


Hélicoptère Pegasus

Pegasus est l’un des systèmes de contrôle les plus connus de la DGT.

Les hélicoptères équipés de caméras spéciales peuvent surveiller :

  • la vitesse,
  • les dépassements dangereux,
  • le non-respect des distances de sécurité,
  • l’utilisation du téléphone,
  • le franchissement des lignes continues.
Pour les motocyclistes, il est particulièrement important de savoir que ce système peut surveiller leur comportement sur les routes de montagne sinueuses, où la conduite agressive est fréquente.

Les drones de la DGT

Les drones sont principalement utilisés pour surveiller la circulation.

Ils détectent le plus souvent :

  • l’utilisation du téléphone tenu en main pendant la conduite,
  • le non-respect des distances de sécurité,
  • les manœuvres dangereuses,
  • la circulation dans des zones interdites.

Tous les drones ne servent pas à mesurer la vitesse, mais les images enregistrées peuvent servir de preuve pour établir une infraction et infliger une amende.


Peut-on utiliser des applications qui signalent les radars ?

Oui, mais il faut distinguer deux types de dispositifs.

Légaux :

✅ les applications de navigation indiquant les emplacements connus des radars,
✅ les informations sur les radars publiées par la DGT.

Illégaux :

❌ les détecteurs de radars,
❌ les dispositifs destinés à brouiller ou perturber le fonctionnement des radars.

La possession ou l’utilisation de dispositifs interdits peut entraîner une lourde amende.


Comment rouler à moto en Espagne pour éviter une amende ?

Les principales règles :

  • ne dépassez pas la vitesse autorisée sur les routes désertes – c’est souvent là que se trouvent les radars,
  • ralentissez avant les tunnels,
  • sur les routes de montagne, partez du principe que des contrôles peuvent être présents,
  • ne roulez pas « trop vite », même si les conducteurs locaux le font,
  • soyez particulièrement vigilant le week-end.

La plus grande erreur des motocyclistes étrangers consiste à considérer les routes espagnoles comme des endroits où l’on peut tester les performances de sa moto en toute sécurité. L’Espagne offre des itinéraires exceptionnels, mais les forces de l’ordre contrôlent très activement les portions les plus populaires.


Amendes pour excès de vitesse en Espagne – sanctions actuelles pour les motocyclistes

En Espagne, le montant de l’amende pour excès de vitesse dépend du nombre de kilomètres par heure dépassant la limitation en vigueur.

Les sanctions administratives sont les suivantes :

  • 100 € – amende minimale pour les dépassements de vitesse les moins importants,
  • 300 € – dépassement plus important + possibilité de 2 points de pénalité,
  • 400 € – dépassement plus important + 4 points de pénalité,
  • 500 € – dépassement très important + 6 points de pénalité,
  • 600 € – infractions les plus graves + 6 points de pénalité.

Exemples pour les motocyclistes

Limitation à 120 km/h (autoroute)
Vitesse de la moto Amende
121–150 km/h 100 €
151–170 km/h 300 € + 2 points
171–180 km/h 400 € + 4 points
181–190 km/h 500 € + 6 points
plus de 191 km/h 600 € + 6 points
Limitation à 90 km/h (route typique hors agglomération)
Vitesse de la moto Amende
91–120 km/h 100 €
121–140 km/h 300 € + 2 points
141–150 km/h 400 € + 4 points
151–160 km/h 500 € + 6 points
plus de 161 km/h 600 € + 6 points

Un touriste perd-il des points de permis ?

Cela dépend du pays qui a délivré le permis de conduire et du statut du conducteur.

Le système espagnol à points concerne principalement les conducteurs titulaires d’un permis espagnol ou enregistrés dans les systèmes d’échange d’informations entre les États.

Pour un motocycliste étranger, la principale conséquence est généralement :

  • une amende financière élevée,
  • la possibilité de retenir les documents dans certaines situations,
  • des difficultés à poursuivre son voyage si l’infraction est grave.

Quand un excès de vitesse devient-il une infraction pénale ?

Certains excès de vitesse en Espagne cessent d’être de simples infractions administratives et peuvent être qualifiés d’infractions pénales routières.

Cela concerne les situations dans lesquelles le conducteur dépasse :

  • de plus de 60 km/h la limitation applicable en agglomération,
  • de plus de 80 km/h la limitation applicable hors agglomération.

Dans ces cas, l’affaire peut être portée devant un tribunal et entraîner des conséquences bien plus graves qu’une amende administrative classique.


Réduction en cas de paiement rapide de l’amende

De nombreuses amendes infligées par les autorités espagnoles peuvent être réglées avec une réduction de 50 % si elles sont payées dans le délai prévu (le plus souvent 20 jours à compter de la réception de la notification).

Il faut toutefois retenir que :

  • accepter la réduction implique de renoncer au droit de contester l’amende,
  • le délai et les modalités de paiement peuvent dépendre du type d’amende et de l’autorité ayant prononcé la sanction.

Les points essentiels à retenir avant votre départ

Voyager à moto en Espagne est une expérience exceptionnelle, mais il est important de garder à l’esprit que les règles de circulation et les méthodes de contrôle peuvent différer de celles que nous connaissons dans notre propre pays.

Les motocyclistes étrangers rencontrent généralement le plus de difficultés en raison de leur méconnaissance des limitations de vitesse locales, d’un équipement inadapté et d’un manque d’informations sur le fonctionnement des contrôles routiers en Espagne.

Si, avant votre départ, vous prenez soin de vos documents, de votre équipement, de l’état de votre moto et de votre connaissance de base du code de la route, il ne vous restera plus qu’à profiter pleinement de votre voyage.

Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquemment posées par les motocyclistes qui prévoient un voyage ou la location d’une moto en Espagne.

FAQ – Questions fréquemment posées par les motocyclistes

Un permis de conduire étranger est-il valable en Espagne ?

Oui, s’il répond aux exigences applicables aux conducteurs en séjour touristique. Les conducteurs originaires de pays hors UE doivent vérifier s’ils ont besoin d’un permis de conduire international (International Driving Permit – IDP).


Faut-il avoir un gilet réfléchissant à moto en Espagne ?

Il ne fait pas partie de l’équipement obligatoire standard d’une moto, mais il est fortement recommandé lors des déplacements hors agglomération.


Peut-on utiliser un intercom moto ?

Oui, les systèmes de communication homologués intégrés au casque sont autorisés.


Peut-on filmer son trajet avec une caméra GoPro ?

Oui, à condition que la caméra ne compromette pas la sécurité et qu’elle ne soit pas manipulée pendant la conduite.


L’Espagne est-elle sûre pour les motocyclistes ?

Oui. C’est l’un des meilleurs pays d’Europe pour voyager à moto. Il faut toutefois respecter les règles locales et rester attentif aux contrôles fréquents.


Louez une moto et découvrez l’Espagne depuis le guidon

La meilleure façon de découvrir l’Espagne est de voyager à votre propre rythme, à travers les cols de montagne, les routes côtières et les lieux difficiles d’accès pour les grands groupes de touristes.

Avant de commencer votre voyage, il est conseillé de choisir un loueur de motos fiable, une moto bien préparée sur le plan technique ainsi qu’un équipement adapté.

Motorland.rent aide les motocyclistes du monde entier à découvrir l’Espagne en toute sécurité et dans le confort, en proposant des motos préparées pour les conditions locales ainsi qu’un accompagnement destiné aux touristes qui souhaitent vivre une véritable aventure à moto.

À bientôt sur les routes espagnoles !

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